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Tout sur le KENDO

Tout sur le KENDO


 KENDO - La voie (DO) du sabre ( KEN)

"La fleur des fleurs est le bourgeon de la fleur du cerisier, le samouraï est l'homme parmi les hommes." Proverbe Japonais

HISTOIRE DU KENDO    (cliquez sur les mots en couleur, puis clic droit "retour" pour revenir au texte)

Au Japon, aucune figure n'est plus symbolique que celles des Samouraïs, ces guerriers héroïques qui vivaient par le code du BUSHIDo,  fondé sur la loyauté, la justice et l'honneur.

La tradition guerrière au japon est aussi vieille que le pays lui-même, mais le véritable Samouraï émergea durant la période Heian du milieu du 12ème siècle.      

En France, le Kendo est apparu en 1956,  à partir de 1967 les premières missions officielles japonaises apportèrent leur aide et des groupes se structurèrent. C'est en 1972 que l'unité se réalisa avec l'entrée du Kendo au sein de la F.F.J.D.A. 
 
Le kendo est la plus ancienne, la plus respectée et la plus populaire des disciplines modernes du bud? » remarque en 1983 Donn F. Draeger, l'un des spécialistes des arts martiaux japonais.
 
Le Kendo  se pratique dans un dojo , une salle équipée de parquet, où chacun et chaque chose à sa place et ou le protocole ( l'étiquette) est présent partout. 
Les quelques gestes en entrant dans le dojo ainsi que les premiers commandements sont les suivants.

Discipline de l'esprit

Le kendo n'est pas qu'une discipline physique. Sa pratique requiert la maîtrise de « katas » (combats codifiés), et de l'étiquette s'appliquant au dojo. Le kendo est un art qui exige une discipline de l'esprit.

Le kendo est une forme d'escrime au sabre à deux mains où, grâce à l'emploi de matériel adapté (arme en bambou, armure de protection), les assauts sont menés de façon réelle. Il existe également une pratique à deux sabres appelée nito , héritière de l'école à deux sabres (Hyoho Niten Ichi Ryu), attribuée à Miyamoto Musashi.

Les pratiquants sont appelés kenshi  ou plus rarement kendoka. Le kendo est pratiqué aussi bien par les hommes que par les femmes, les entraînements (appelés keiko) étant généralement communs. Des compétitions féminines sont organisées, mais il n'est pas rare de constituer des équipes mixtes lors de championnats.

Grâce aux protections et à l'absence de contact physique violent et de chutes, le kendo peut se pratiquer à partir de 5 ou 6 ans et jusqu'à plus de 80 ans.

Armure

Le kendo-gu (aussi appelé bogu) est l'armure protégeant principalement les parties du corps visées et limitant ainsi, tout comme le shinai, les risques de blessures lors de l'entraînement ou des combats. Il se compose des éléments suivants :

Men : masque pourvu d'une grille métallique couvrant le visage et la tête, les épaules et la gorge.

Kote : gants protégeant les poignets et une partie des avant-bras.

Do : plastron protégeant le ventre au niveau des côtes et qui remonte jusqu'à la poitrine.

•Tare  : protection couvrant le bas-ventre et le haut des cuisses. Sur la pièce centrale du tare est enfilé un sac en tissu appelé zekken, portant le nom du kenshi, ainsi que d'autres indications (drapeau national, dojo ou club d'appartenance, etc.). Cette identification est retirée lors des examens de passage de grades.

Vêtements

Les vêtements traditionnels sont le hakama (pantalon-jupe) et le kendo-gi (veste). En coton (mais aussi en matières synthétiques), ceux-ci sont généralement de couleur indigo. Des tenues de couleur blanche sont utilisées pour des raisons économiques (enfants) mais aussi pour symboliser la pureté de l'esprit (cette tenue est le plus souvent portée par certains maîtres, des femmes, des pratiquants du dojo de la police impériale, etc.). En kendo, le grade du pratiquant n'apparaît pas sur ses vêtements.

Ki ken tai no itchi

La notion fondamentale du kendo est le ki ken tai no itchi « l'esprit, le sabre et le corps en un ») ou kikentai itchi, autrement dit l'unité entre :

•l'énergie (ki), qui désigne la détermination dans l'assaut. Le ki se manifeste par le kiai, le cri que pousse le combattant lorsqu'il porte une attaque ;

•le sabre (ken), qui représente le coup porté. Celui-ci doit être délivré avec la partie valable du shinai (datotsu-bu) correctement orienté (le « tranchant » du shinai devant « couper » la partie touchée) sur une partie valable (datotsu-bui) de l'armure de l'adversaire ;

•le corps (tai) qui désigne l'engagement du corps représenté par une frappe du pied avant au sol qui doit être exécutée dans le même temps que la coupe et le kiai.

Yuko datotsu

Un coup n'est valable en kendo que lorsque le combattant exécute la frappe avec :

•du kiai ; •de la détermination ; •une posture adéquate ;

•la partie valable de son shinai (datotsu-bu), correctement orienté sur une cible valable (datotsu-bui) de l'adversaire ;

•de la vigilance à la suite de sa frappe (zanshin).

La frappe valable (yuko datotsu)est sanctionnée par un point (ippon) en compétition.

L'évaluation du ippon par les arbitres est un exercice difficile. C'est pourquoi ces derniers sont au nombre de 3 et doivent être eux-mêmes des pratiquants expérimentés de haut niveau.

Kiai

Le kiai est un cri obtenu par une forte expiration ventrale. Il permet de libérer les efforts au moment de l'assaut. En kendo, on enseigne aux débutants à crier le nom de la partie visée par la frappe (kote, men, do) pour développer le kiai. Au fil de la progression, le cri sera remplacé par un kiai plus personnel. Dans les katas, les coups ne sont pas systématiquement accompagnés d'un kiai, mais le dernier coup est traditionnellement accompagné de « Ya ! » (uchidachi) et de « To ! » (shidachi).

Datotsu-bui

En kendo, par convention pour une pratique sportive, seules certaines parties du corps (appelées datotsu-bui) doivent être touchées pour que le coup soit considéré comme valable.

Les quatre datotsu-bui sont :

la tête (men), les poignets (kote), les flancs (do) et la gorge (tsuki).

Certaines de ces datotsu-bui peuvent comprendre une variante à droite (migi), ou à gauche (hidari), également valables, sauf en ce qui concerne le kote où le seul datotsu-bui valable est migi-kote sur un partenaire en garde chudan (migi-kote et hidari-kote sont des frappes valables sur un partenaire en garde jodan).

Garde

Les combattants se font face en tenant le shinai à deux mains (la main droite près de la garde et la main gauche à l'extrémité de la poignée) pointe vers la gorge ou l'œil gauche de l’adversaire.

Armes

•Le katana (?)est le sabre qu'utilisaient les samouraïs. Aujourd'hui, leur fabrication est réglementée par le gouvernement japonais sur le plan de la qualité et de la quantité. Ceux-ci ne sont aujourd'hui utilisés que pour le iaidô. Pour les katas de kendo, on utilise parfois, lors des démonstrations, des sabres équipés de lames factices non tranchantes appelés habiki.

Le shinai/shinaï 

Le shinai est un sabre composé de quatre lattes de bambou attachées entre elles. Le shinai représente le katana et, à ce titre, est censé posséder un tranchant, la partie opposée au fil (tsuru) qui maintient l'assemblage du shinai. Les coups valables doivent être portés avec ce tranchant correctement orienté (notion de hasuji). La longueur et le poids du shinai varient avec la catégorie (homme/femme, enfant/adolescent/adulte) du pratiquant. Dans la pratique à 2 sabres (nito), le combattant utilise 2 shinai de longueur différente.

 

Le kendo n'est pas qu'une discipline physique. Sa pratique requiert la maîtrise de « katas » (combats codifiés),

Katas

Les katas (aussi appelés kendo no kata ou nihon kendo kata) sont des enchaînements précis de techniques sous une forme entièrement codifiée (y compris les saluts), synthèse de différentes écoles anciennes.

Créés en 1912 par un comité d'experts, ils se composent de dix séquences codifiées de combat entre deux partenaires (appelés uchitachi et shitachi),

sept avec le bokken ou bokuto (sabre long) et trois pour lesquels shitachi utilise un kodachi (sabre court).

Dans la réalisation des katas, l'un des partenaires joue le rôle d'attaquant (uchitachi) et l'autre conclut l'action (shitachi). L'objectif du kata est l'exécution fluide sans faille des techniques et l'accent est mis sur la qualité et l'authenticité de l'exécution. Pour cette raison, les katas se révèlent très pédagogiques pour se perfectionner dans l'exécution des différentes techniques. 

Voici les vidéos de ces KATAS:

Kendo kata 1 iponme      

Kendo_kata_2_nihonme   

 kendo_kata_3_sanbonme     

kendo_kata_4_yohonme   

kendo_kata_5_gohonme 

Kendo_kata_6 noponme

Kendo_kata_7 nanahonme

Kendo_kata_8_kodachi_no_ipponme

Kendo_kata_9_kodachi_no_nihonme 

 Kendo_kata_10_kodachi_no_sanbonme

 

Hiérarchie 

Il existe 2 classements : un pour les débutants, et un pour les pratiquants confirmés. Pour les débutants, les grades vont du 6e au 1er kyu (le plus élevé) 

 pour les confirmés, du 1er au 8e dan.

Parallèlement aux dans, il existe une échelle de titres d'enseignants : renshi, kyoshi et hanshi, le titre de hanshi (« maître ») étant le plus élevé. Les titres sont délivrés sur examen écrit mais le candidat doit remplir un certain nombre de conditions, dont le grade : 6e dan au moins pour renshi, 7e dan pour kyoshi et 8e dan pour hanshi.

 

Passage de grade

Les grades sanctionnent la réussite à un examen comprenant un exercice technique, le kiri-gaeshi, deux combats avec deux candidats différents, et une épreuve de katas où, selon le grade présenté, le candidat devra réaliser une partie ou la totalité des katas de kendo. Le jury est constitué d'examinateurs dont le nombre (4 ou 6) et le grade (minimum 5e dan) est fonction du grade présenté. Le grade est octroyé à la majorité des voix du jury. Outre un âge minimum de 15 ans et le fait de pouvoir justifier de 3 licences pour le premier dan, la condition principale pour présenter un grade est l'ancienneté dans le grade acquis.

Combats et arbitrage

Règles générales

Au terme des règles internationales, les combats ou shiai se jouent en trois points maximum (sanbon shobu), sur une durée de cinq minutes à l'intérieur d'une aire de combat (shiai-jo) de 11 m de côté.

Le vainqueur est le premier à marquer deux points avant la fin du temps réglementaire, ou celui qui a marqué un point à la fin du temps

. En cas d'égalité et en match individuel, une prolongation (encho) a lieu, sans limite de temps, jusqu'à ce qu'un des combattants marque un point.

Les sorties du shiai-jo, la perte du shinai, les comportements violents ou inadaptés, sont sanctionnés par un avertissement (hansoku). Deux hansoku donnent un point à l'adversaire.

Ces règles générales peuvent être adaptées (notamment la durée) selon les formules de compétition et l'âge des compétiteurs.

Arbitrage

En compétition, l'arbitrage est assuré par trois arbitres.

L'arbitre tient un drapeau dans chaque main : un drapeau rouge et un drapeau blanc.

Chacun des combattants porte attaché au dos un ruban (tasuki) de couleur rouge pour l'un et blanc pour l'autre.

Un des arbitres est l'arbitre principal, ou arbitre central (shushin), et les deux autres (fukushin) l'assistent.

Ils forment à eux trois un triangle autour des deux combattants afin qu'il y ait toujours au moins 2 arbitres qui soient en position pour voir les détails du combat.

C'est le shushin qui donne les ordres de début et de fin des combats, annonce les points et donne les avertissements.

Pour qu'un point (ippon) soit accordé, deux arbitres au moins doivent lever le drapeau de la couleur du combattant qui a marqué le point.

Entraînement

La pratique des Kihon est destiné à l'acquisition des techniques de base du Kendo . voici en suivant ce lien un Kihon élaboré par Kenichi YOSHIMURA 8e dan Kyoshi Kendo

 
                                                                                                                                                          Sources Multiples dont (CNK,CRK, wikipédia,......

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